mardi 27 novembre 2012

Boulet













Boulet est une mutation orthographique de Bullet qui a immortalisé Steve Mc Queen.
Sur Internet, en particulier les réseaux sociaux,  c’est le pseudo de David. Un parfait inconnu avec 295 contacts. Boulet est un homme ordinaire. Lorsqu’il passe devant une caisse de supermarché, on entend un léger bruit. Cette dernière semble identifier son code barre mais n’affiche rien en retour. Aucune valeur marchande. II se proposerait dans un marché d’esclaves, personne n’en voudrait. Les services qu’il est susceptible de rendre n’ont aucun impact sur la suite des tâches qui pourraient en découler. Son intervention est inutile pour les autres, pour l’univers et malheureusement pour le cours de sa vie.
Il faut voir le bon côté des choses. Quoi qu’il fasse, ce ne sera jamais la cause de quoi que ce soit. C’est ce qu’on appelle un être neutre dans le jargon des anges.
Pourtant, il fait partie des premiers inscrits sur Facebook, il se rappelle même du chat sur Caramail lorsque les utilisateurs se dévoiler avec innocence à l’aube des premières technologies de communication. Et tous ses contacts entretiennent avec lui une relation magique bâtît sur des accolades fictives, des baisers binaires, une caresse digitale et ça lui arrive même de vivre une aventure  dirigée par un système de messagerie instantanée.
Ces amis, des mal-aimés comme lui, arborent des sourires suspendus comme des boules sur un vieux sapin de Noel ou au pire usurpent l’identité de quelques stars ou personnalités connues du monde du business show.

David se traine chaque matin comme un boulet jusqu’à son travail et lorsqu’il a fini, une multitude d’idées s’agglutinent dans son cerveau avec l’espoir d’être réalisée dans les plus brefs délais.  Chaque envie est le résultat d’un cumul de frustration marinée avec des solo-guitares mythiques et des prises de vues empruntées aux studios Miramax, le tout enrichi d’une panoplie de photographies en noir et blanc qu’il garde secrètement dans un tiroir au fin fond du cortex cérébral.

Parmi tous ces contacts, personne n’a suscité la moindre émotion, une préoccupation, de la pitié ou de la haine. C’est un océan d’indifférence où baignent des liens hypertexte vers des vidéos amateurs ou professionnelles, des articles sur tout et rien, des photos d’archives ou des commentaires sur des sagesses improvisées.

Mais il y eu ce vendredi. Un vendredi 13 de la saison d’automne. Un jour ordinaire avec une température moyenne, un ciel peu nuageux et qui ne compte aucun événement dans la scène politique, économique et encore moins sociale. Les yeux de David croisent ceux d’un vieillard assis devant lui dans le métro. Plus exactement, la ligne qui porte le chiffre 13 gravé sur sa locomotive comme sur du marbre, qui transporte les malheurs parisiens depuis sa création et ne semble guère en souffrir. Le vieillard répondit au regard de David par un sourire et replongea  tout de suite dans son livre.  David fut tétanisé lorsque son regard se posa sur la couverture puis le titre. Même couverture en cuir, même calligraphie dorée, même usure sur les côtés. Une copie conforme du sien. Tandis que son cœur battait un rythme effréné, il se rappela du jour où son grand-père, Zayd, le lui tendit sur son lit de mort. Le père de David était le seul garçon de cinq sœurs et disparu un an après la naissance de David. Le grand-père n’avait  pas le choix. A défaut du père, Il a dû faillir à la tradition et le remettre ainsi à son petit-fils non sans une pointe d’amertume. 


Il se rappelle encore lorsque son grand-père, sur un ton inhabituel comme pour marquer l’importance de l’événement  lui dit : « Ce livre est dans notre famille depuis 13 générations, tu ne dois t’en séparer sous aucun prétexte. Tu dois le porter tel un tatouage. Tu sauras en faire usage le moment venu ».
Le métro était bondé. David hésita un moment  puis pris son courage à deux mains et demanda poliment au vieillard : « puis-je savoir ce que vous lisez monsieur ».
« Bien-sûr, lui répondit le vieillard en accentuant son sourire. C’est un livre en hébreux».
La mère de David n’étant pas juive, il n’a pas appris l’hébreu. Il  ne connaissait du livre que le titre et si ce n’est la promesse qui l’a faite à son grand-père et qui s’est raffermie après sa mort, il y a bien longtemps qui l’aurait quitté pour un album de Johnny Lang ou Eric Bibb.
David ouvrit son sac, plongea sa main au fond puis s’arrêta net. Il regarda en direction du vieillard et encore une fois une surprise. Il ne possédait plus le livre et le vieillard avait disparu. Le visage de David se transforma et passa du rouge au violet, de la colère à la résignation puis s’effondra sur son siège.
« Eh bien, qu’il soit ainsi. Je ne sais pas lire l’hébreu et ce livre m’encombre depuis dix ans. Bon débarras». Toutes ses excuses n’ont pas suffi à éteindre sa colère.

Il se réveilla au milieu de la nuit. Il venait de rêver que le vieillard était passé lui rendre visite. Ils ont discuté durant un long moment et ce dernier en repartant laissa le livre sur la commode devant la porte d’entrée.  David s’entendit dire en marchant vers la salle de bain : « Non !, pas sur la commode. C’est juste un rêve ». A peine eût-il fini sa phrase qu’il aperçut le livre sur le meuble.
Il fouillât dans sa mémoire et fît la liste chronologique de toutes les actions faites la veille. Il en conclût que le vieillard n’est que le fruit de son imagination, que le livre est resté sur le meuble toute la sainte journée et qu’une bonne nuit de sommeil serait suffisante à lui faire tout oublier.

lundi 26 novembre 2012

Why



This blog was born to give a textual reality to the massive cloud of destructing ideas that are invading my intimate space. I've lost the position of my own identity. Can't write anything about my biography because it belongs to some fella in a parallel universe . In order to fix the issue, I decide to write down all that my mind can create periodically.

Fede

Parole veloce sulle onde
di un mare di capelli,
Un incantesimo
del mago di OZ o
forse Merlino.
Un tempo avevo la testa sul collo,
pensieri chiari e determinazione.
Nel buio del momento è tutta nebbia.
Senza capirne il senso
Un sentimento misto :
200 g di paura
15 g di tortura
25 g di spasmi
100 g di preoccupazione
20 g di ansia
1 kg di felicità
10 kg di emozioni
20 kg di passione
100 kg di vita.
ti fa dimenticare
Quello che ti da fastidio
e sopra tutto a gli altri;
te stesso.

The Story Of Mulla And Assumptions
A certain man asked the famous Mulla Nasrudin, "What is the meaning of fate?"
Mulla replied, "Assumptions."
"In what way?" the man asked again.
Mulla looked at him and said,
"You assume things are going to go well and when they do not, you call that bad luck. You assume things are going to go badly and when they do not, you call that good luck. You assume certain things are going to happen or not happen a certain way, but you do not know what is going to actually happen. You assume the future is unknown. When you are caught out (things do not work out for you), you call that Fate."

Ainsi

C'est ainsi que tu es.
C'est ainsi que je t'imagine.
Mystérieuse et rêveuse,
d'humeur mélancolique,
comme la couleur de mon âme.

E cosi che sei.
E cosi che ti immagino.
Misteriosa e sognatrice,
D’umore melanconico
Come il colore del mio animo.

Le Rituel























Nous nous couchons tous les soirs dans le même lit, dans la même position sur le même côté. Nous nous réveillons presque tous les jours à la même heure. Notre petit déjeuner n’a pas changé en substance depuis notre enfance même si on change de confiture. Nous nous mettons à table à la même heure et nous nous lavons à chaque fois les mains et les dents. Nous prenons une douche tous les jours à la même heure. Notre voiture nous attend à la même place et démarre sur le son de la même radio sinon sur le même chanteur ou le même genre musical.

Nous prenons le même chemin pour nous rendre au travail et nous saluons tous les jours les mêmes personnes que nous rencontrons aux mêmes endroits. Nos habitudes n’ont pas vraiment changés, nos activités hebdomadaires , notre grasse matinée du Dimanche et le repas en famille. La même balade, le même restaurant, le même Bar autrement le même cinéma ou le même canapé devant la même télévision. Les mêmes livres, les mêmes sujets et les mêmes passions.Les mêmes divertissements, le même site web, le même social network. Les mêmes pensées, les mêmes raisons et les mêmes objections.

La Lune tourne autour de la Terre tous les 28 jours, La terre tourne sur elle-même tous les 23 h 56 minutes et 4 secondes et effectue une révolution autour du Soleil tous les 365 jours et 6 heures et le soleil tourne sur lui même tous les 25 jours. Tous les objets de la Voie lactée tournent autour de son centre de masse que l'on appelle centre galactique. L’univers est en perpétuelle rotation.

Notre vie se résume à des actions cycliques inscrites dans le grand mouvement rotationel universel et lorsqu’on nous parle de rituel notre réponse est toujours la même et bien redondante :
« C’est de la perte de temps. »

Le Sommeil

Le sommeil est une nécessité biologique, pour les Algériens s'en est une autre ; Un Projet social. Je me rappellerais toujours de ses longs moment de silence après le déjeuner où tout le monde se dirigeait vers l'endroit le plus frais de la maison et se laisser choir chacun à sa manière dans son canapé favorit. Les initiés s'y déversaient, les habitués en épousaient la forme quant aux experts ,tels des caméléons redoutant les attaques de leurs prédateurs se confondaient entièrement avec le couvre lit . Du sommeil nous en faisions un art, une échappatoire, une carrière.
Toute fois, le sommeil peut prendre diverses formes.
Le sommeil improvisé :
Tu as raté le dernier métro et tu dois passer la nuit chez ton ami d'enfance H'med, clandestin depuis sa naissance. Il heberge deux cousins qui ,heureusement, travaillent la nuit mais malheureusement dorment sur un clic-clac qui pour l'instant sert à sa mère venue lui rendre visite la veille.
Le sommeil forcé :
Tu te disputes avec ta copine et celle-ci décide de t'interviewer sur ta life en insistant fortement sur la totalité de tes défauts. le récit est long, très descriptif et fini par te suicider le cerveau.
Le sommeil subi :
Après 19 bières, trois Mohito, sept Baileys et une bouteille de Vodka .
Le sommeil immédiat:
Tu te réveilles à 5h:03 et tu te rends compte que c'est dimanche.
Le sommeil perturbé:
C'est le printemps et tous les chats du quartier se sont donné rendez-vous sur ton balcon pour un gang bang.
Le sommeil du guerrier:
Tu as été invité par erreur au défilé de PRADA. On te confond avec une célébrité finlandaise, tu joues le jeu et tu rentres avec deux mannequins de chez Elite. La nuit sera longue mais le sommeil encore plus.
Le sommeil épisodique:
Tu as diné chez tes ennemies. Ils ont préparé un plat de Oufs : "La Dolma". Tu te réveilles toutes les 5 minutes pour dégueler en murmurant "Ya M'ma Dolmouni" puis tu te rendors comme un Halouf.
Le sommeil énervé:
Il est 04:15, tu gares gentillement ta voiture en pensant fortement à ton lit douillet. Tu imagines que tu n'iras meme pas te brosser les dents tellement tu es fatigué. Le linge peut rester dans la machine, les assiettes tu les laveras demain........ Soudain, tu te rends comptes d'avoir oublier la clé à l'interieur. Tu sonnes mais le voisin semble etre déjà mort. Tu décides de dormir dans ta voiture. Avant de t'asseoir , tu jettes un coup d'oeil sur le rétroviseur et tu vois les nerfs qui sort de ta tete.
Le sommeil Intrigue:
Tu laisses ta lampe à chevet allumée et tu commences à te poser une infinité de demandes existentielles. Genre : pourquoi dois-je travailler , manger et dormir ? Est-ce qu'il y a une autre forme de vie dans celle où l'on vit ? doit-on changer notre mode de respirer?....etc après un moment tu entends ta grand-mère interieure qui te lance la phrase de la mort en dialecte : " Rouh Tourgued" qui veut dire va dormir espèce de H'mar.